Comprendre le TDA
TDA

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Aujourd’hui, on entend souvent parler du trouble du déficit de l’attention (TDA), sans que sa réalité soit toujours bien comprise. Derrière ce terme se cache une manière différente de fonctionner du cerveau, qui mérite d’être expliquée avec clarté et nuance.

Le TDA est une différence neurologique, le plus souvent d’origine génétique, qui touche certaines zones du cerveau impliquées dans l’attention, l’organisation et le contrôle des impulsions (Castellanos et al., 2002 ; Arnsten, 2009). Un élément clé de ce fonctionnement est la dopamine, un messager chimique essentiel à la concentration, à la motivation et à l’apprentissage. Chez les enfants présentant un TDA, l’action de la dopamine est plus courte et moins stable, ce qui rend difficile le maintien de l’attention, en particulier sur des tâches longues ou peu stimulantes.

Dans certains cas, des traitements médicamenteux appelés neurostimulants peuvent être proposés. Leur rôle est d’aider à prolonger l’effet de la dopamine afin de soutenir l’attention et la régulation de l’impulsivité (Faraone & Buitelaar, 2010). Ces traitements s’inscrivent toujours dans une prise en charge globale et doivent être prescrits et suivis par des professionnels spécialisés.

Il est essentiel de rappeler que le TDA n’est ni un défaut, ni une fatalité. Il s’agit d’une des nombreuses façons dont un cerveau peut fonctionner. Avec un diagnostic précis et un accompagnement adapté — routines claires, outils d’organisation, aménagements pédagogiques et soutien bienveillant — les enfants peuvent apprendre à canaliser leur énergie et à développer pleinement leurs forces, telles que la créativité, la curiosité et une pensée souvent originale.

Traiter le TDA avec des stratégies appropriées et, lorsque cela est nécessaire, un accompagnement médical, est comparable au fait de corriger une myopie avec des lunettes. Un soutien adapté améliore l’attention, facilite les apprentissages et peut également prévenir certaines difficultés à long terme. En effet, des études montrent qu’un TDA non accompagné peut être associé, à l’âge adulte, à une impulsivité accrue, des comportements à risque et des difficultés relationnelles (Biederman et al., 2006).

Ainsi, avec un regard éclairé, un accompagnement bienveillant et des outils adaptés, ce qui peut apparaître comme un obstacle devient souvent un véritable levier de développement. Chaque cerveau est unique, et reconnaître cette diversité nous permet de soutenir au mieux chaque enfant afin qu’il puisse s’épanouir pleinement.

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