Il s’agit d’une période charnière durant laquelle le jeune commence à s’ouvrir à la société et à chercher sa place dans le monde. L’enjeu n’est plus seulement d’apprendre, mais de comprendre comment agir de manière responsable et utile.
Maria Montessori préconisait, à cet âge, une prise de distance avec le cadre scolaire traditionnel, ainsi qu’un retour au concret, notamment par le lien avec la nature et le travail de la terre. Ces expériences réelles nourrissent le sens des responsabilités, de l’effort et de la coopération.
L’accès progressif à l’indépendance financière fait également partie de ce plan de développement. C’est dans cette perspective qu’une micro-économie est mise en place au sein de l’école, dont les élèves sont pleinement acteurs et gestionnaires. Ils imaginent, organisent et développent de véritables projets économiques.
Au fil des années, les élèves ont exploré différentes formes de micro-économie : préparation de repas, production de fruits séchés, projets de permaculture ou encore création et vente de produits cosmétiques. Chaque projet implique une gestion rigoureuse : tenue d’une comptabilité précise, analyse des coûts et ajustements nécessaires pour assurer la viabilité financière.
À travers ces expériences concrètes, les élèves apprennent à gérer un budget, à prendre des décisions réfléchies et à assumer leurs choix. Ils découvrent ainsi que la liberté va toujours de pair avec la responsabilité, une compétence essentielle pour la vie d’adulte et la participation consciente à la société.

